14600 - Saint-Julien-le-Faucon
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| Saint-Julien-le-Faucon | |
|---|---|
| Informations | |
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Canton | Mézidon-Canon |
| Code INSEE | 14600 |
| Code postal | 14140 |
| Population | 582 hab. (1999) |
| Nom des habitants | |
| Superficie | 322 hectares |
| Densité | 180,74 hab/km² |
| Point culminant | 73 m |
| Altitude | 29 m /73 m |
| Coordonnées (long/lat) | 00°05'17"E/49°04'14"N |
| Localisation | |
| Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune (vert = commune partagée entre plusieurs cantons) | |
Sommaire |
H
istoire de la commune
Saint-Julien-le-Faucon occupe entre Lisieux et Falaise une parcelle du riche département du Calvados d’aspect singulièrement pittoresque. C’est un charmant bourg, d’apparence riante et accueillante, situé dans une luxuriante vallée, dont les herbages constituent toute la richesse. Les hauteurs qui forment le berceau de Saint-Julien-le-Faucon sont très prononcés et s’élèvent de 50 à 60 mètres au-dessus du niveau de la Vie (dérivé du mot celtique : Ver, signifiait Printemps. Comme au XIIe siècle le Normand ne prononce pas l’r final, Vie devient la Vée à Vimoutiers puis Vie à Livarot).
On peut croire, qu’à l’origine, cette bourgade fut formée par deux hameaux distincts situés aux extrémités de l’emplacement actuel. Les vieilles maisons existant encore, faites de matériaux utilisables sur place : bois et argile pour le colombage, tuiles fabriquées dans la tuilerie de la Bruyère permettent, par leur ancienneté et leur analogie, de fixer ces deux noyaux d’habitations : l’un près de la place, l’autre sur le bord de la rivière, en direction de la route de Livarot.
Jadis, sur l’emplacement du notariat, du presbytère et de la scierie, existaient de vieilles habitations du même type qui ont été abattues en vue de constructions plus modernes.
Avant la révolution, on comptait 33 feux taillables et 2 privilégiés, soit 200 habitants environ. En 1814, on comptait 69 maisons mais ce nombre augmenta de façon sensible lors de la construction de la route de Lisieux à Saint-Pierre-sur-Dives, en 1842. Par la suite ce fut dans la période comprise en 1865 et 1870 qu’il en fut édifié le plus, soit 16.
La superficie territoriale de Saint-Julien est de 315 hectares, 33 ares et 44 centiares, divisée en propriétés dont chacune avait son appellation particulière, souvent pleine de saveur. Beaucoup de ces désignations sont tombées en désuétude, mais certaines subsistent encore aujourd’hui. Tous ces nos, à la paysannerie vieille France, résonnent avec pittoresque et gaîté dans nos mémoires et font honneur à la riche imagination de nos situations d’alors.
Toutes les dénominations suivantes figurent au cadastre dressé au début du XIXe siècle (liste non exhaustive) : Propriétés baties : Cour de la Varende ; La Bruyère ; Cour Massière ; Bas de la Goujonnerie ; Versailles (où se trouvait le relais avec son auberge et ses écuries) ; La Levrette (propriété sur laquelle est édifié l’hôtel et le restaurant du même nom) ; Chemin du Camelot ; Cour du moulin (sur l’emplacement de la scierie et de l’école de filles) ; Les Vergées (traversées par la voie de chemin de fer) ; Près-l’Isle (en bordure duquel passait le vieux chemin permettant de se rendre de St-Julien à l’ancienne église (cimetière)) ; Cour Hébert ; Les Carreaux ; Parcs Bineaux ; etc.
Propriétes non baties : la Barbotière (dont le nom s’explique par un caractère marécageux du terrain) ; les Epinées ; Chemin de la Varende ; Les Eguillons ; Les Chouches Marrières ; Le Platis ; La Goujonnerie ; Pré Caplin ; Champ à la Jument ; Grand camelot ; Versailles ; La Levrette ; La Motte ; La Mazonnerie ; etc.
Origine du nom
Avant son appelation définitive, le nom de Saint-Julien a subi bien des modifications à travers les différentes époques, tant au point de vue phonétique, qu’au point de vue orthographique. L’usage, l’influence populaire ont fixé sa forme dernière, qui est devenue son nom officiel depuis deux siècles environ.Le nom latin Sanctus Julianus de Fulcone, a été formé par l’association du patron spirituel de la paroisse St-Julien (1er évêque du Mans) et du patron laïc, en l’occurence le seigneur de St-Julien et Grandchamp, Foulques du Merle, maréchal de France, dans la famille duquel le prénom Fulco a donné Foulques, au cas sujet et au cas régime Foulcon, Faucon d’où St-Julien-de-Foulcon puis Faulcon et enfin Faucon. Le territoire de la commune d’Aunou (Orne) était à la mêe époque, au XIIIe siècle, le fief de ce Foulques du Merle. D’où le nom actuel d’Aunou-le-Faucon.
Il est à remarquer que dans une charte datée de 1250, antérieure à la Seigneurie dès du Merle à St-Julien, cette localité est désignée sour le vocable de Sanctus Georgius de Sancto Juliano, association des deux patrons spirituels. St-Georges de St-Julien. Du XIIe siècle au XVIe siècle, on doubla par fantaisie graphique la lettre l de St-Julien. Dans un document paroissial de 1745, à propos de la nomination à la cure de l’abbé Hurel, la transformation est définitive et donne enfin St-Julien-le-Faucon, tel qu’il est de nos jours.
Sous la Révolution, les noms des saints ayant été supprimés du calendrier républicain, les actes administratifs désignèrent la commune par Julien-le-Faucon.
La consultation de l’armorial a permis d’établir les armes de cette localité : trois quintefeuilles sur fond de gueules (blason du seigneur de St-Julien Foulques du Merle et patron laïc) forment le chef : le champ étant constitué par trois faucons d’or 2 et 1 sur bleu d’azur, insigne de la paroisse et de l’ancienne baronnie de St-Julien.
Deux faucons figurent dans la très belle chasuble classé document historique en 1901.
On n’honorait pas St-Julien le jour de sa fête patronale, en raison des inconvénients dus à la mauvaise saisons qu’auraient présenté des réjouissances le 23 janvier. Elle était célébrée le 23 avril, jour de la Saint-Georges, second patron de la paroisse en même temps que celui des chevaliers, ce qui situait la fête à une époque beaucoup plus favorable.
Source : En Pays d'Auge de Camille Asse (Valou14270)
Patrimoine
Repères géographiques
Démographie
| Année Nombre |
1793 287 |
1800 261 |
1806 325 |
1821 319 |
1831 335 |
1836 354 |
1841 366 |
1846 382 |
1851 376 |
1856 361 |
| Année Nombre |
1861 374 |
1866 391 |
1872 391 |
1876 408 |
1881 467 |
1886 449 |
1891 458 |
1896 428 |
1901 444 |
1906 423 |
| Année Nombre |
1911 420 |
1921 403 |
1926 449 |
1931 445 |
1936 443 |
1946 501 |
1954 490 |
1962 444 |
1968 420 |
1975 405 |
| Année Nombre |
1982 520 |
1990 520 |
1999 582 |
2006 570 |
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Illustrations, photos anciennes
Familles notables
Les maires
| Prénom(s) NOM | Mandat | Observations |
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| Marcel JAMES | 1995 - ... | Réélu en 2001 ; 2008 |
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Remarques
Bibliographie
- EN PAYS D'AUGE : Saint-Julien-le-Faucon et ses environs (Camille ASSE - 1981)
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Liens utiles (externes)
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