29051 - Ergué-Gabéric

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Ergué-Gabéric
Informations
Pays Drapeau de la France    France
Région Bretagne
Département Finistère
Canton Quimper -2
Code INSEE 29051
Code postal 29500
Population 6925 hab. (1999)
Nom des habitants Gabéricois
Superficie 3987 hectares
Densité 173,68 hab/km²
Point culminant 140m
Altitude 4m / 140m
Coordonnées (long/lat) 4°01'21" W /47°59'46" E
Localisation

Jaune = Arrondt ; bleu = canton ; rouge = commune
(vert = commune partagée entre plusieurs cantons)


Sommaire

Histoire de la commune

Etymologie

Ergué-Gabéric vient du breton « ar » (près de), « cae » (fortification) et de Gabéric ou Gabellic (nom d’une famille du XIIIe siècle et résidant à Lezergue).

Historique

Ergué-Gabéric (Ergue) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive d'Elliant. La fondation de la paroisse d’Ergué remonte à l’arrivée des immigrants d’Outre-Manche, du pays de Galles et de Cornouaille (moitié du Vème siècle). Ergué est mentionné pour la première fois vers 1169-1170 dans une charte du Cartulaire de l’église de Quimper. Il semble qu’à l’origine, il n’existait qu’une seule paroisse du nom d’Ergué qui dépendait de l'ancien évêché de Cornouaille. En effet, Erge Arthmael est mentionné en 1244. Elle semblait donc anciennement unie à celle d’Ergué-Armel. A noter que Ergué-Gabéric (Erge Gaboric) est mentionné qu’en 1325. On rencontre les appellations suivantes : Ergue (en 1169-1170), Ergue Gaboric (en 1325), Ergue Gabiric (vers 1330), Ergue-Gabellic (au XVème siècle), Ergue Gaberic (en 1535).

Démographie

Année
Nombre
1793
1 612
1800
1 781
1806
1 813
1821
1 873
1831
2 012
1836
2 025
1841
2 042
1846
2 097
1851
2 158
1856
2 263
Année
Nombre
1861
2 255
1866
2 286
1872
2 190
1876
2 358
1881
2 319
1886
2 580
1891
2 637
1896
2 529
1901
2 642
1906
2 737
Année
Nombre
1911
2 828
1921
2 690
1926
2 792
1931
2 684
1936
2 602
1946
2 583
1954
2 610
1962
2 584
1968
2 821
1975
3 950
Année
Nombre
1982
5 679
1990
6 517
1999
6 925
-
-
-
-
-
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-
-
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Source : Cassini

Patrimoine

L'église Saint-Guénal

ou Saint-Guinial ou Guinal (début du XVIe siècle), édifiée sur les ruines d’un ancien sanctuaire du XIIIème siècle. Saint Guénal ou Guenaël est le successeur de saint Guénolé comme abbé de Landévennec. L'édifice comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées d'inégales longueurs et un choeur. Au droit des deux dernières travées, on trouve des chapelles en ailes formant faux transept. La maîtresse vitre de la Passion, restaurée en 1728, date de 1516 : de nombreuses armoiries, dont celles de Jean Autret et Marie de Coatanezre, de Jean de Coatanezre et Catherine des Lescus, couronnent le vitrail. Le vitrail est divisé en douze panneaux retraçant les scènes de la vie et de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ. La petite fenêtre à droite du maître-autel contient un vitrail figurant saint François d'Assise présentant le donateur François Liziart, seigneur de Kergonan ou Kercouan, agenouillé et couvert d'une armure, ainsi que sa femme présentée par sainte Marguerite. Au maître-autel, deux belles niches contiennent à gauche une Trinité, à droite un saint Guenaël. On y voit deux retables du XVIIe siècle. De nombreuses statues décorent les autels et la nef : sainte Marguerite, sainte Appoline, saint Michel, un Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, etc.. Les orgues dues à Thomas Dallam sont placées dans un buffet daté de 1680 et orné de peintures figurant des anges musiciens : le buffet est restauré en 1845 par François Bardouil d'Arzano ;

La chapelle Notre-Dame-de-Kerdévot

(XVe siècle). Cette chapelle est mentionnée en 1439 dans une donation. La chapelle, qui est réédifiée au XVème siècle, aurait été bâtie (grâce au mécénat de la famille Tréanna) pour remercier la Sainte Vierge d'avoir arrêté aux limites de Ergué-Gabéric une épidémie de peste. L'édifice actuel, qui a été édifié au XVème siècle et consacré le 26 octobre 1556, est de plan rectangulaire et comprend quatre travées avec bas-côtés et est séparé en deux par un arc diaphragme. Le clocher (avec ses deux tourelles d'escalier), frappé par la foudre en 1701, a été reconstruit en 1702, ainsi que l'indique l'inscription "Mre Jean Baudour rec. 1702". La cloche, oeuvre du fondeur François Le Moine, date de 1706. L'édification du choeur est commencée vers 1470 et le choeur est inauguré en 1556. Le retable du XVIème siècle, restauré au XVIIème siècle, comporte six panneaux dont quatre consacrés à la Vie de la Vierge (la Nativité de Notre-Seigneur, Le Trépassement de Notre-Dame, ses Funérailles, son Couronnement au ciel) et deux autres panneaux (ajoutés au XVIIe siècle), représentant l'Adoration des Mages et la Présentation de l'Enfant au Temple. Deux anciens autels portent sur leur retable le Baptême de Notre-Seigneur et une Notre-Dame de Pitié : ils sont attribués à Pierre Le Déan (sculpteur à Quimper) et datent du XVIIème siècle (vers 1680). Les orgues datent de 1680-1845. Le maître-autel et le retable datent du XVI-XVIIème siècle. La sacristie date du XVIIe siècle : elle porte un écusson aux armes de la famille Lopriac. On trouve plusieurs statues : saint Fiacre, saint Théleau, la Vierge Mère, saint Alain (évêque de Quimper), le Christ en croix, une Pietà (XVIIème siècle). Parmi les statues anciennes se distingue une statue de la Vierge assise (XVIe siècle). La maîtresse-vitre consacrée à la Passion, oeuvre de Laurent Le Sodec, contient des fragments d'une vie du Christ (1489) : cette verrière a été restaurée en 1958 ;

La chapelle Saint-Guénolé

(XVIe siècle), située au Quélennec. Edifiée par les seigneurs de Kerfors au village de Quélennec, qui dépendait de l'abbaye de Landévennec, elle a été entièrement restaurée en 1975 (à l'exception de sa flèche). Toute en pierres de taille, elle possède des contreforts et fenêtres flamboyantes. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire comprenant une nef avec bas-côté nord de cinq travées séparées par un arc diaphragme d'un choeur de deux travées avec bas côtés et chevet droit. Son clocher abattu par la foudre en 1910/1911 a fait l'objet d'une restauration en l'an 2000. Le lambris a été refait en 1679 (par Laurens Balbous et Yvon Jaouhen) ainsi que l'indique une inscription. A l'intérieur, une nef et deux bas-côtés séparés par des colonnes hexagonales soutiennent des arcades ogivales. Au maître-autel, on trouve plusieurs statues : saint Herbot, saint Guénolé (XVIe siècle, en calcaire, H. 1,20 m, l'abbé est en vêtements sacerdotaux, avec crosse et livre fermé dans la main gauche), saint Corentin et saint Maudez. Dans le bas-côté droit, on voit une statue de saint Guénolé. Dans le bas-côté gauche, on voit une statue de saint Michel. On peut y admirer en particulier d'étonnantes sablières sculptées dans le style Renaissance ;

La chapelle Saint-André

Commencée le 27 juillet 1603, comme l'indique une inscription sur la porte sud-est, la chapelle est terminée en 1630. Il s'agit d'un édifice rectangulaire. A l'intérieur, le retable de l'autel est en pierre blanche sculptée et peinte ainsi que les statues des Apôtres saint André et saint Paul. La maîtresse vitre montre un évêque en mitre et chape avec inscription de 1614. On remarque aussi un oculus de pierre formée d'une spirale à quatre feuilles. Parmi les statues, on trouve un crucifix entre la Vierge et saint Jean, saint André (en pierre), saint Paul (en pierre), saint Mathieu, saint Luc, sainte Barbe et saint Marc;

L'ancienne chapelle d'Odet

Dédiée à Notre-Dame, encore appelée chapelle Saint-René. Il s'agit d'un édifice rectangulaire datant de 1922, situé à la Papeterie de l'Odet. Le clocheton est plat avec trois chambres de cloches. Les vitraux contiennent des images de saint René, saint Michel, saint Gwennaël, Notre-Dame, saint Joseph, saint Jacques, sainte Anne, sainte Madeleine et sainte Jeanne d'Arc. Au bas de la nef, se trouve trois statues du XVIème siècle : saint Pierre (donation de P. Guiriec), saint Jean (donation de Y. Musellec), saint Guillaume (donation de G. Saulx, 1557) ;

L'ancienne chapelle Sainte-Appoline

Aujourd'hui disparue. Elle était déjà en ruines en 1804 ;

L'ancienne chapelle Saint-Joachim

Edifiée en 1650 par Guy Autret, seigneur de Lezergué, près de son manoir et aujourd'hui disparue ;

La chapelle Saint-Gildas

Située jadis à Loqueltas et aujourd'hui disparue. Elle était déjà en ruines à la Révolution ;

Le calvaire de Kerdévot

(XVIe siècle) ;

Le calvaire du cimetière

De Ergué-Gabéric (1553) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Beg-ar-Ménez (XVIème siècle), Croas-Ver (Haut Moyen Age), la croix du cimetière d'Ergué-Gabéric (1920), Kergaradec (XVIème siècle) ;

Les vestiges du château de Lezergué

(XVIIIème siècle) édifié par la famille La Marche. Ce château a été bâti à l’emplacement d’un ancien manoir occupé par les familles Cabellic (au XIIIème siècle) et Coatanezre (au XVème siècle), puis par Guy Autret, seigneur de Missirien (vers 1630) et la famille La Marche (au XVIIIème siècle). Le manoir a vu naître en 1729 le dernier évêque de Léon, Mgr François de la Marche (1729-1806) ;

Le manoir de Penanrun

Edifié en 1661 et reconstruit en 1763. Propriété successive des familles Provost, Rozerc'h, Coatanezre et Tréanna. Au début du XVIIIème siècle, le manoir appartient à la famille Geslin ;

L'ossuaire de l’église Saint-Guénal

(XVI-XVIIème siècle), situé dans le cimetière et restauré en 1967. Il comporte sept baies en plein cintre et une porte ;

Le calvaire de la chapelle Notre-Dame de Kerdevot

(XVIème siècle) ;

La fontaine Notre-Dame-de-Kerdevot

(XVIème siècle), située non loi de la chapelle du même nom. Elle avait jadis la réputation d'opérer des cures surprenantes ;

La fontaine de Saint Jacques

Le manoir Bolloré

(1911) ;

L'ancienne papeterie Bolloré

(XIXème siècle) ;

L’ancienne mine de Kerdévot

(1927) ;

Le moulin du Ged

Penarrux, Cleuyou, Coutilli, Poul, Faou, Pont-ar-Marhat et un moulin à papier ;

Autres monuments

- Les mégalithes et le tumulus de Saint-André ;

- Le camp retranché de Koz Kastell, puis de Boden ;

- Le menhir de Kergonan ;

- La découverte, en 1891, de 12 haches de l'âge de bronze, près de Niverrot ;

- La voie romaine de Quimper à Carhaix qui traverse la paroisse de Ergué-Gaberic ;

- L'ancien château de l'Odet ;

- Les anciens manoirs de Ergué-Gabéric :

Kerfors (démoli au XVIIIème siècle),
Le Cleuyou (édifié à Argué-Armel au XVIIIème siècle, propriété de la famille Cleuziou),
Megarlez,
Kerstrat,
Kernaou et Lenhesq ;

Illustrations, photos anciennes

Familles notables

Les maires

Prénom(s) NOM Mandat Observations
- -  
Jérôme CREDOU 1812 - 1820  
- -  
Jean Le Reste 1990-1996 Droite  
Pierre Faucher 1996-2001 P.S  
Jean-Pierre HUITRIC 2001 - 2008 P.S  
Hervé HERRY 2008 Liste sans étiquette élue avec 53,42% = 2390 suffrages  
- -  

Les notaires

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Le samedi, Permanence état civile de 9h à 12h

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